Quelle idée ?

Une balade en famille un dimanche, dans la vallée du Canut.
Une histoire de village abandonné, décimé par une épidémie au 19ème siècle.
Une localisation incorrecte.

Et puis soudain, le voilà !
Deux longs bâtiments en ruines, envahis par une végétation qui empêche d’en embrasser la vue d’un seul coup d’œil.
Un peu plus loin, un bâtiment cylindrique avec une ouverture. Impossible d’en faire le tour. Un four.

Voilà, c’était la première rencontre avec la Bourdaisie.
Et l’envie d’en savoir plus sur la disparition de ce village.

Grâce aux archives départementales numérisées, me voilà à surfer nuitamment pour consulter de vénérables documents : cadastre napoléonien, recensements nominatifs, registres d’état civil, registres paroissiaux. Même les registres militaires.

C’est là que commence mon véritable intérêt pour le village : impossible de trouver la moindre trace de cette épidémie ou de ses conséquences sur la démographie.

J’envisage deux possibilités :

  • l’épidémie n’a pas eu lieu ou en tout cas, n’est pas responsable de la disparition du village. Il faut trouver d’autres explications, un autre narratif.
  • l’épidémie ou l’événement qui a conduit au dépeuplement est antérieur au 19ème siècle, et son histoire a été répétée (“au siècle dernier, le village de la Bourdaisie a été décimé par une épidémie”, ça traverse les âges).

C’est le “pourquoi ?” de ce blog. Trouver des hypothèses, essayer de les vérifier, raconter. Et remonter le plus loin possible dans l’histoire de la Bourdaisie.